Elephant Vert, escales et rencontres

Vers St martin

05:53, 3/06/2008 .. 1 commentaires .. Lien

Quand l' Eléphant devient une gazelle...

 

Nous quittons Ste Lucie après 15 jours de travail sur le carénage. Le soleil commence à chauffer, le vent à bien souffler. L'Eléphant reprend avec sérénité la route des vagues. Avec son jeu de voiles neuf et une carène propre, comme on dit, « ça filoche ». Il y a une bonne vingtaine de noeuds de vent.

Sous le vent de la Martinique, la mer devient complètement plate. Nous sommes travers- grand largue, et c'est le bonheur. En passant devant St Pierre, la montagne Pelée nous fait l'honneur de se découvrir complètement. Moment rare où l'on peut voir le sommet du volcan. La ville est blottie tout en bas, le long de la plage de sable noir.

 

Mon coeur se serre. Mes yeux pleurent. Sûrement le vent... J'en ai marre de passer devant la Martinique!

 

 

La lumière fait des clins d'oeil à la montagne. C'est beau, c'est beau cette île...

Mais elle a décidé de nous souffler fort dans le dos, pour que l'on parte vite, sans regrets. Et je vous assure que ça souffle FORT. La force du vent reste entre 30 et 40 noeuds. La mer se creuse. Nous entâmons le canal de la Dominique, justement. Les vagues atteignent vite les 2m50 et plus.

Nous voyons dans les creux, un coup une tache rouge, un coup une tache blanche. Ce sont des yoles de pêche!

Il y a une légère brume de sable, mais on voit bientôt apparaître la montagneuse Dominique. Puis, vite le canal des Saintes. Les îles continuent de surgir: Les Saintes, la Guadeloupe. La nuit vient. Nous longeons l'île illuminée. Le vent se calme, mais nous avançons bien. Le petit matin voit apparaître Monserrat et son volcan qui fume. Odeurs de souffre. Puis, ce sont Névis, St Kitts.

 

Vers 22heures, à 10milles de St Martin, nous sommes dans le cockpit, et tout à coup, je vois un flash rouge, très lumineux. En même temps, sur la radio VHF, une voix de femme parle un anglais métissé de hollandais et de créole. On ne comprend rien! On éclaire, rien autour de nous. Nous sommes toujours à la voile, à 7 noeuds. Et tout d'un coup, arrive derrière nous, à toute vitesse, un énorme zodiac. Il se met contre notre coque, et cinq « gros balaises » embarquent à notre bord en hurlant: « Cap'tain, Cap'tain, STOP!!! PAPIERS!!! PASSEPORTS!!! Ils sont armés jusqu'aux dents, rangers aux pieds et matraque à la main. Tout ça pour nous demander nos papiers! Ils restent une demie- heure à bord, et repartent dans la nuit...

Nous arrivons sans encombre au mouillage de Marigot à minuit. On s'écroule dans notre couchette.

Le lendemain, notre équipier Jean- Luc, arrive comme prévu à 14h30 à l'aéroport.

 

 

Ensuite, pendant toute la semaine précédent le départ, nous allons ranger les conserves,

 

 

poser le radar, le nouveau GPS,

 

 


bricoler sur les bômes,

 

 

imprimer notices, cartes et guides,

 

 

mettre en place la nouvelle dernière voile: le solent,

 

 

... et bien sûr, rêver sur le grand routier de l'Atlantique.

 

 


Je vous retrouve maintenant dans 3 ou 4 semaines. Le temps d'arriver aux Açores. Et je vous raconterai ma mer- à- moi. A bientôt.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ajouter un commentaire

Bien lu dernier message

06:39, 8/06/2008 .. Publié par Manu Maman
bien enregistre les dernieres adresses. Bon courrage et bonne route

{ Page précédente } { Page 19 sur 34 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Amis
Album photos

La carte des lieux visités






Menu


Rubriques

Les sites à visiter
Ma galerie virtuelle
Petites reflexions d une voyageuse

Derniers articles

BIENTÔT, NOUVELLE EXPOSITION DE MES TOILES:
EXPOSITION DE PEINTURE
nouveau site
Noël et les calebasses
Les maisons de la ville d'Hiver

Amis