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Anses d'Arlet
02:37, 26/03/2008
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Dernière escale avant de quitter la Martinique: les Anses d'Arlet, ou la vie tout doux- doudou...
Nous quittons le Marin. Le temps est beau avec un petit vent de 15 noeuds fort agréable. Pour la première fois, nous hissons notre nouvelle grand- voile. Nous voyons sur la mer argent la silhouette du rocher du Diamant.
Nous mouillons dans la belle baie de Grande Anse d'Arlet. Trois ans que nous n'y sommes pas venus. Je vais redécouvrir l'ambiance si antillaise du lieu.
Une petite « mamie », dans la rue du village, habillée d'une robe de madras, la tête coiffé d'un chapeau de paille, marche bras dessus- bras dessous avec ses deux petites filles agées de 16 et 17 ans.
En effet, la vieille dame ne sait pas qu'il y a des endroits comme son village où l'on se dit bonjour, même si on ne se connaît pas.
Le village de pêcheurs, Grande Anse. Une seule rue, tranquille. Des pêcheurs nettoient quelques poissons sur la plage. Les enfants piaillent en courant. Les vieilles femmes assises sur des chaises discutent en créole. L'ombre des cocotiers est douce, la mer tendre, l'air chaud, la mer encore, si belle. Silence et beauté. Instant fragile.
Le Morne Champagne veille sur la baie. Le petit sentier qui le traverse unit les deux villages, celui de Grande Anse, et celui du Bourg. Le Bourg, c'est là où il y a l'église, la mairie, l'école, le collège.
La balade dans le morne dure 1 heure ou plus, suivant son humeur, la chaleur, ou l'envie de regarder autour de soi. La savane cottoie un petit plan d'eau. Les goyaviers nous régalent de leurs fruits. Parfois, on voit la mer, à travers les grands arbres. Les gommiers aux troncs rouges, et les fromagers qui étirent leurs branches. Un vent tiède nous rafraîchit dans la forêt sèche. Ca sent bon, odeurs chaudes et lourdes.
« Les lignes contiennent mal le désordre, l'église fixe le ciel et déroule une hostie jusqu'aux lèvres de la mer. Les bourgs recueillaient les sucres d'habitations pour les offrir aux bateaux à grandes ailes. Le bourg regarde toujours la mer, il attend le bateau, et l'église lui assure comme une bénédiction » Patrick Chamoiseau, La Martinique vue du ciel, HC éditions.
Le clocher de l'église regarde loin devant lui, jusqu'aux amériques. Les pêcheurs vendent leur pêche et José vend ses fruits et légumes. Sous les carbets, ça discute dur. Nous sommes en pèriode des élections municipales.
Le soleil est de plus en plus chaud. En passant devant chez Béatrice, celle- ci nous dira que ce n'est pas encore tout-à-fait la saison des « balaous ». Poissons excellents surtout préparés par Béatrice! On se rend chez Pierre pour dêjeuner entre amis. La terrasse est arrosée par un doux alizé, les palmiers multipliants font une haie sérrée. Les fleurs étincellent au soleil et les petits oiseaux- colibris font du sur- place. C'est un dimanche aux Antilles, sur une petite île si loin de la métropole.
A très bientôt pour de nouvelles histoires, mais nous préparons le prochain grand voyage, et je suis moins assidue! Mais je vous le promets, je reviens vous voir très vite.
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