Elephant Vert, escales et rencontres

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BIENTÔT, NOUVELLE EXPOSITION DE MES TOILES:

11:57, 25/02/2014 .. 0 commentaires .. Lien

FRAGMENTS DE VUES.

 

LES ARBRES COMME JE LES VOIS.

 

 

PEINTURES, du 15 au 22 AVRIL 2014.

MAISON LOUIS DAVID - ANDERNOS- LES- BAINS. GIRONDE


Publié à 11:57, le 25/02/2014,
Mots clefs : artarbrespeinturesandernos- les- bainsacrylique

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EXPOSITION DE PEINTURE

14:20, 2/04/2013 .. 0 commentaires .. Lien

 

 


Publié à 14:20, le 2/04/2013, Lège-Cap-Ferret
Mots clefs : peintureexpositionacryliquecollagespastel

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nouveau site

09:54, 3/07/2012 .. 0 commentaires .. Lien

Bonjour tout le monde

Allez voir mon nouveau site.

Voilà ce que je fais à terre.

A bientôt,

www.lacasajojo.com


Publié à 09:54, le 3/07/2012, Lège-Cap-Ferret
Mots clefs :

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Noël et les calebasses

11:42, 22/02/2011 .. 4 commentaires .. Lien

 

  ENTRE NEIGE ET CALEBASSES

                                    

 

 

 

 

  ... Et cette année encore j'ai exposé mes calebasses pour Noël, dans mon petit village. Une semaine avant il neigeait. Il neige rarement, mais je dois avouer que c'était aussi étrange que beau! Sur la place du marché, de grands chapiteaux étaient installés. Ca sentait bon le vin chaud, le miel et les crêpes!!

 

 

 

  ... Cette année encore, je suis allée chercher mes calebasses en Martinique. Merci à Gaby qui m'a permis de les cueillir sur son calebassier, à Petite Anse, et merci à Marie- Jo de les avoir cueillies avec moi après un bon repas chaleureux! Les calebasses ont traversé l'Atlantique. Je les ai laissées sécher tout l'été.

 

 

  Une fois bien sèches, j'ai commencé à les travailler: évidage, ponçage à la machine et à la main, le plus long...

 

  Ayant peur de ne pas avoir assez de calebasses, ma nièce Florie m'a donné des cours de papier- mâché, qu'elle avait pratiqué en Inde, intensivement!. J'aurai pu faire un tas de chose à partir de cette technique, mais je n'ai pas eu assez de temps, et j'ai continué simplement à travailler les calebasses, et ça a donné cela, entre autre.

   

 

 

 

 Jai eu aussi envie d'en faire des "sculptures", sorte d'animaux étranges et fantastiques. J'ai mélangé aux calebasses, des bois flottés, des bracelets argentés, des perles en verre recyclé du Ghana, du corail, des plumes, des tiges d'acier,et toutes sortes de matériaux.

 

 

 

 

 

     Et le grand jour est arrivé...

 

 

 Photo BENOIT RUAL

 

       Quatre jours d'expo... 

 

 J'avais fabriqué  avec des morceaux de calebasses, des mobiles qui bougent, qui se balancent, qui tintinabulent...

 

 

 

  

 Photos BENOIT RUAL

 

 J'avais imaginé des calebasses pots de fleurs, calebasses secrets, calebasse fétiche, calebasses à suspendre.

 

 Ma calebasse"Bendabilili" était ma préférée. Pour moi, elle représentait un grand oiseau du large, avec son gros oeil bleu, pour voir encore plus loin...

 

 

 Après l'effort, le réconfort! Merci à tous ceux, sur cette photo, qui m'ont encouragé, accompagné, qui ont monté le stand, prêté les éclairages, pris des photos.

   J'en profite pour vous dire que bientôt, je vous emmènerai voir Eléphant Vert dans le brouillard hivernal au Portugal, en passant par le Pays Basque et la belle ville de Salamanque. A bientôt...

 


Publié à 11:42, le 22/02/2011, Lège-Cap-Ferret
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Les maisons de la ville d'Hiver

12:50, 17/02/2010 .. 2 commentaires .. Lien

 

Les vieilles dames de la ville d'hiver...

 

En 1862, la construction de la ville d'hiver d'Arcachon commence. Emile Péreire en est le concepteur. La particularité est que les allées sont courbes, afin de faire barrage aux courants d'air. Le climat tempéré, l'air marin et les odeurs de résine, en font un haut lieu de villégiature.

Des grands noms, telles des divas: Antonina, Constance, Faust, Cyclamen, Slomka, Béatrix, Rosa la Rose. Noms choisis au hasard de mes pas. C'était au mois de janvier, et les mimosas croulaient sous leur or. Les camélias commençaient à pointer leurs pétales d'un rose suranné.

Déambulons tranquillement...

 

Maisons aux murs rosissants en fin de journée, entourées de pins un peu penchés par le vent. Maisons dans la douceur du matin. Maisons arborant des volutes folles. Maisons imposantes, toutes sorties d'un passé intemporel.

 

Villa Tolède. Une des plus ancienne de la ville d'hiver. Son année de naissance? 1862.
Quel est le propriétaire fou qui a voulu toutes ces arabesques de bois, ces magnifiques escaliers et balcons. La petite briquette rouge de Biganos, village voisin, très utilisée autre fois, réchauffe les murs.

 

 Que s'est- il chuchoté derrière ces vieilles grilles qui grincent sûrement quand on les ouvre. Au bout de l'allée, la maison. Et toujours, le léger souffle du vent, aux odeurs de sel et de résine.

 

Que dites- vous de cette imposante bâtisse aux balcons de dentelles bleues. Dans le grand parc, se chamaillent les mimosas, les camélias, les vieilles glycines. Elle est à vendre...

 

 Ces maisons ont un air exotique, peut- être du à leurs palmiers, et leurs toits dans tous les sens. Des entrées vitrées, des jardins d'hiver, des bosquets de troènes. J'entends un air de piano très doux, très lent.

 

« Les Sorbiers ». Maison plus simplette, mais toujours dans le style arcahonnais. Haies sérrées de lauriers, cyprès au garde- à- vous!

 

Cet après- midi là, le soleil s'amusait à faire des ombres et lumières sur les murs. Un vieux rosier avait hâte d'ouvrir ses fleurs. La barrière est en bois, comme toutes les vieilles barrières dans la région.

 

J'ai eu envie de m'arrêter devant cette maison et de lui rendre hommage. La belle vieille dame est fatiguée et abîmée, mais quel charme.

 

 

J'ai aimé cette maison ce matin là. La brume s'attardait encore dans les branches de mimosas. Les volets de bois sont fermés sur leurs souvenirs.

 

  

 

            

 

 


Publié à 12:50, le 17/02/2010, Arcachon
Mots clefs : villasAquitainearcachonelephant vert

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Calebasses- voyage, calebasses- soleil.

07:04, 7/01/2010 .. 2 commentaires .. Lien

                                       Calebasses- voyage, calebasses- soleil...

 

                                              

 

 

 Pour ceux qui ne connaissent pas la calebasse, le calebassier est un arbre originaire d'Amérique centrale, des Caraïbes et d'Afrique. Ses fruits, les calebasses, ont des formes de boules ou de poires.
Fraîches, les calebasses sont vertes. En séchant, elles deviennent marron.

      

 

 Je les coupe, puis les évide avec une cuillère. Elles sont pleines d'une gélatine blanche. Ensuite, je les mets à sécher plusieurs jours. Avant de les peindre, je les ponce.
Je les décore avec des perles, des coquillages, du raphia, de la ficelle, bois- flotté, enfin tout ce qui me passe par la tête. J'en fais des bols, des boites, des vases, des mobiles, des totems.

   

 

  C'est la même démarche pour mes toiles- collage. Je laisse aller mon imagination, mes envies du moment...

   

 

 Cette année, étant en France, dans mon village sur le Bassin d'Arcachon, pour Noël, j'ai eu envie d'exposer mes calebasses et toiles. Mes calebasses arrivent de loin, puisqu'elles ont traversé l'Atlantique sur Eléphant Vert.
J'ai eu la chance d'être retenue pour le marché des artistes, qui a eu lieu les 18, 19, et 20 décembre.
J'ai travaillé tout l'automne, afin de préparer cette exposition. Même ma petite nièce Manon fut de la partie. Elle a adoré décorer la calebasse que je lui avais donnée, mais que son chien a « croqué » quelques jours après!

 

 

 Le jour J arrive. Maïa, ma nièce, et Frédéric sont venus m'aider à installer mes 12m2 de stand. Deux heures pour décorer et mettre en place, nous n'étions pas trop de trois.

   

                                     

 

 Trois jours à rencontrer des gens, à expliquer ce que je fais. Beaucoup m'ont dit que par ces grands froids, je les faisais voyager au soleil.

                                     

 

  Vous aussi, baladez vous, regardez, réchauffez vous à mes calebasses- soleil. En ces temps de frimas, ça fait du bien...

  

  

                                  

  

                        

 

 A bientôt, pour d'autres couleurs...

 

 

 

 


Publié à 07:04, le 7/01/2010,
Mots clefs : marché des artistescalebasseMarché de Noëlcap ferretelephant vert

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Bonne Année

03:32, 2/01/2010 .. 1 commentaires .. Lien

 

Je vous donne rendez- vous très bientôt pour vous raconter mon exposition calebasses et toiles qui a eu lieu avant Noël.

A très vite...


Publié à 03:32, le 2/01/2010, France
Mots clefs : calebasseexpoelephant vertlege cap ferret

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Les collines au bord du rio

03:05, 15/07/2009 .. 2 commentaires .. Lien

Les collines au bord du Rio

 

 

Ici, c'est le grand calme, et comme dirait ma copine Jo: c'est un paysage biblique.

 

 

Le principal acteur: le fleuve couleur d'argile, avec son incessant mouvement de marée. Et de chaque coté, en bordure, de grands roseaux souples, verts, qui font un doux bruit quand le vent les caresse. Parmi eux, il y a les taches roses des grands lauriers. Parfois, le vent détache une fleur, qui s'en va doucement sur l'eau, en se balançant. Les saules- pleureurs plongent leurs branches fines dans le rio.

 

 

 

 Plus loin, plus haut sur les collines: l'herbe. Jaune. Déjà grillée, un peu.

 

 

 

Ici, des oliviers aux troncs difformes, là- bas, des orangers aux fruits bien ronds, des poiriers porteurs de centaines de petites poires serrées et vertes les unes contre les autres. Les amandiers auront bientôt leurs branches qui ressembleront à des mains de sorcières! Plus de feuilles, juste les fruits aux coques dures et foncées. Les figuiers se propagent comme de la mauvaise herbe, croulant sous leurs fruits remplis de sucre et chauds de soleil. Les vignes échevelées rampent dans les blés, dans les ronciers.

 

 

En haut des collines: presque plus rien. Juste de la broussaille rôtie. Et encore plus loin, la blancheur d' un petit village, isolé, désolé.

 

 

 

Le bruit, c'est: le bourdonnement fort de centaines d'abeilles qui butinent les fleurs crémeuses du bel eucalyptus. Des cigales qui chantent en- veux- tu- en- voilà.

Des oiseaux: ceux à la tête rouge, avec le nom très chic de « chardonneret élégant ». Les merles moqueurs, les oiseaux au ventre jaune que sont les martinets. Des hirondelles rasent l'eau de leur vol saccadé. Les pies- bleues sont encore plus bleues, lorsque le soleil s'attache à les colorer. Les perdrix s'envolent à notre approche, et le loriot tout jaune se laisse voir. Parfois, une grande cigogne plane, tranquille. Un héron cendré avance délicatement en déliant ses grandes pattes. Vous ne verrez pas de photos, car impossible pour moi d'arriver à les photographier!

Par contre, pour la « paparazzi » que je suis, j'ai photographié d'autres habitants des collines! 

 

 

 

Dans les collines, il y a aussi de belles fleurs. Certaines poussent dans « rien »! Je ferme les yeux. Je les ouvre. Je les referme. Je suis assise à l'ombre d'un olivier . Le soleil passe entre les branches de l'eucalyptus. J'ai compté 8 nuages ronds dans le ciel bleu. Je respire l'odeur de la garrigue.

 

 

                        A bientôt...


Publié à 03:05, le 15/07/2009, Portugal
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Mertola dans les collines

07:10, 23/06/2009 .. 2 commentaires .. Lien

Mertola. la ville dans les collines.


Nous voici de nouveau à bord d'Eléphant Vert. Nous voici revenus sur le fleuve, le Rio Guadiana. Nous avons du y rentrer à la voile, car au moment de prendre la passe, le moteur n'a pas voulu démarrer. Mais il nous restait encore une heure de jour, et une heure de bonne marée. Dans une heure nous devrions être aux dernières bouées, il y a du vent. Et c'est ainsi que nous avons mouillé à 11h du soir devant Ayamonte, en douceur, sans bruit! Depuis, le démarreur, car c'était encore lui, a été réparé.
Nous avons le temps, nous prenons le temps, et profitons de cet endroit magique, encore épargné par un tourisme forcené, pour nous balader tranquillement sur le rio, frontière liquide entre l'Espagne et le Portugal. Aujourd 'hui je vous emmène dans la petite ville de Mertola, à 30km de Sanlucar ou d'Alcoutim. C'est au Portugal, encore plus loin dans les collines. Nous y allons en bus. Nous changeons de région. Nous quittons l'Algarve, et faisons connaissance avec l'Alentejo. Encore plus chaud, encore plus désertique...

 

.
Au bout d'une heure de bus, nous découvrons Mertola


Mertola la Maure, la Romaine, l' Arabesque, la Portugaise, la Métisse. Mertola l'ancienne, la fleurie, l'artiste, l'artisane. Mertola et ses églises, son château sombre des mille et une nuits veillant sur elle. Mertola qui sème au vent brûlant, jusqu'au fleuve couleur du cuivre, ses maisons, ses ruelles, ses toits anarchiques, ses fleurs et son passé.

 

Mertola, blanche dans cette nature grillée, jaune, désertique, caillouteuse, surchauffée, où des taches très blanches ont le nom de villages. Et un ciel bleu, à couper le souffle.
L'épicerie minuscule, remplie de paniers, de corbeilles en roseaux de toutes les tailles, de toutes les formes. Des terres cuites, des couvertures tissées. Du miel, dense et roux, des fruits, de la lessive, enfin tout ce qui fait une vraie épicerie.

 

 

Ecrasé de chaleur, le village s'endort à l'heure du repas. Nous allons manger au bar du Guadiana. Petit bistro adossé au pied des remparts. Nous passons de la couleur métallique du soleil, à l'ombre bienfaisante de la salle sombre. Nous dégustons une excellente salade de poulpes, puis des tranches de fromage de brebis, servies avec des petites olives noires très goûteuses, et du pain, du vrai pain portugais.

 

 

Dans l'après- midi, nous regagnons notre bateau, toujours en bus, sous une bonne chaleur de 37°.
Il fait chaud dans le sud, et encore plus chaud sur le fleuve, puisque nous sommes à 50km de la mer. Une autre fois, je vous raconterai d'autres villages blancs, les gens, les bergers, la nature. Tout au long de cet été, si ça vous dit, venez faire un petit tour à bord de l'Eléphant, lequel cette fois, nous fera balader souvent dans les collines. A bientôt, et passez tous un bel été.

 

 

 


Publié à 07:10, le 23/06/2009, Portugal
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Me revoilà!

04:55, 20/06/2009 .. 0 commentaires .. Lien
Bien longtemps que je n'ai rien écrit. Retour et hiver en France ont fait que... Mais très vite je vais de nouveau raconter le voyage. Nous sommes revenus sur le bateau depuis un mois et y restons jusqu'à fin septembre. Nous sommes de nouveau sur le rio Guadiana. Je me mets très vite à mes écits, et bientôt, bientôt... vous saurez tout!
Publié à 04:55, le 20/06/2009, Portugal
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Le Rio Guadiana

05:35, 3/12/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Mémoire du fleuve: le Rio Guadiana.

Naviguer sur un fleuve est totalement différent que de naviguer sur la mer. D'abord l'eau est douce! Enfin presque! Vous me direz: ça ne change pas grand- chose. D'accord, mais dans la tête, ça change tout. Et puis c'est la première fois que nous naviguons sur un fleuve.

Nous sommes sortis presque à l'étal de la Lagune de Faro. Dans la Lagune, c'est calme. L'eau est plate et une légère brume adoucit le paysage. Il fait beau. Dans la passe, ça secoue un peu. Des pêcheurs dans leur petite barque, se font chahuter.

Dehors, rien, pas un souffle. Nous naviguons avec nos copains Régine et Gérard. L'entrée du Rio Guadiana est à 28 miles nautiques. Nous avons toute la journée pour arriver là- bas à marée montante. Et oui, il faut tenir compte de tout ça! Nous marchons à la voile, tranquillement. L'air est doux. Il y a quelques voiliers sur l'eau et pas mal de pêcheurs du dimanche. La côte est plate et sableuse.

 

Nous arrivons aux premières bouées de balisage du fleuve, qui sont assez au large. La passe est grande, avec à moment donné, très peu de fond, même à marée haute. Nous voyons de chaque coté des jetées, au loin, les 2 villes: Vila Réal pour le coté portugais, et Ayamonte, pour le coté espagnol. Celle- ci semble bien jolie, toute blanche.

 

 

Nous mouillons après le port de pêche, coté espagnol, coté Ayamonte. Il va falloir vous y faire! Un peu plus loin, un grand pont suspendu, nous passerons dessous bientôt.

Lundi matin. Nous débarquons à la marina d'Ayamonte. Nous espérons bien réserver une place pour notre bateau, le temps que nous serons en France. Et bien non! Pas de place pour un bateau de notre taille. Elles sont toutes réservées depuis le mois de juillet. Nous sommes déçus, car il nous faut aller plus loin, et nous voulons rentrer en France dans le prochains jours. Nous restons la journée dans le jolie ville si andalouse. Petite ville aux multiples azulejos de belles couleurs. De belles places fleuries de bougainvillées, de jasmins, d'hibiscus, de palmiers.

 

 

Mhmh, les petits bistros où il fait bon prendre une bière accompagnée des fameux tapas. Un accordéoniste joue des airs de tango. Les ruelles étroites s'éparpillent dans la ville. Les balcons sont en fer forgé tarabiscoté, avec de lourds géraniums suspendus. Pas de doute, nous sommes bien en Andalousie. Nous décidons de remonter le fleuve pendant quelques jours, avant d'aller quelques 30 miles plus loin sur la côte, en espérant trouver une place pour l'Eléphant.

 

 

 

... Et ce matin, nous passons sous le pont suspendu. Il est à 22m50 de hauteur, et le grand mat mesure 17m. Nous avons de la marge, mais tout de même, c'est sacrément impressionnant! Nos amis sont devant nous, ils connaissent déjà. Au début, les rives sont saccagées coté espagnol, par des immeubles en chantier provisoire/définitif. On a ratiboisé les collines pour faire des golfs. Il y a 18 terrains de golf autour de la petite ville d'Ayamonte... Le coté portugais est plus plaisant.Le temps est gris. Il pleut une pluie fine de fin d'été.

 

 

Nous marchons au moteur. Il n'y a pas de vent. Le ciel s'éclaircit. Les rives sont bordées de très grands roseaux, « las canas », icônes du fleuve. Oh, des cigognes là-bas, et plus loin, des hérons... Nous glissons. Le soleil commence à nous réchauffer. Le paysage change. Des vieilles maisons en ruine, d'autres sont rénovées. Les rives sont plus hautes. les grands tilleuls frissonnent au vent de septembre. Les oliviers croulent sous leurs fruits. Les figuiers cotoient les chênes- lièges. Dans une maison isolée, au bord du fleuve, une petite dame nous fait de grands bonjours.

 

 

 

Nous sommes dans un monde d'eau douce, sinueuse, pour le moment tranquille, verteet marron. La campagne autour est paisible.Le fleuve, grande artère vivante qui traverse les pays au grés de son envie. Quelques 3 heures plus tard, nous atteignons notre premier village sur le Rio: Foz de Odeleite. Il est minuscule, avec un petit ponton et quelques voiliers. Nous laissons descendre la chaine. Floc floc floc. C'est beau.

 

 

 

Je vous raconterai plus tard le reste du fleuve, ce bout de monde enchanteur. A bientôt...

 


Publié à 05:35, le 3/12/2008, Portugal
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Entre eau et sable: la Lagune de Faro

09:05, 9/11/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Entre eau et sable: la lagune de Faro
Il est 8h. Nous venons de quitter Portimao. Le vent est absent, la mer est complètement plate. Le temps est doux et beau. Nous rencontrons beaucoup de pêcheurs, de perches balisant des casiers ou des filets. Les falaises sont dorées sous le soleil. Le phare de Portimao a belle allure dans le ciel bleu. La côte est hérissée de villas, des sempiternels immeubles, heureusement moins hauts et moins nombreux que du coté ouest de la région. Plus nous approchons de Faro, plus les falaises deviennent côte de sable, très basse. Vite, nous ne voyons plus qu'une ligne mince, à l'infini. Comme un mirage dans tout ce sable, la grande ville de Faro se dessine sur l'horizon poudré et flou.
Au milieu de l'après- midi, nous voici devant l'entrée de la lagune de Faro. Nous nous présentons à la bonne heure en tenant compte de la marée. L'entrée est étroite. Il y a encore pas mal de courant et une petite barre s'est formée. Ça bouillonne sur quelques mètres alors que nous sommes déjà rentrés! D'un coté, le bout de la jetée, avec en bas, de gros rochers, et en haut, des pêcheurs à la ligne, pacifiques! De l'autre coté, du sable et l'autre jetée. Et nous voici pour de vrai dans la lagune.

 


Nous cherchons un bon mouillage, pas trop près de l'entrée. Le vent souffle fort maintenant, et soulève des petites vagues courtes aux crêtes blanches. La mer est presque haute. Nous mouillons devant la petite île de Culatra, devant le village du même nom.

 


L'endroit me fait étrangement penser au Bassin d 'Arcachon. En plus petit. L'île de Culatra donne d'un coté sur la mer, de l'autre, sur la lagune. La lagune change de « tête » à marée basse. Elle devient « prairie », entrecoupée de chenaux et de petits cours d'eau. Du bleu de l'eau, elle passe au marron clair , ocre, le sépia du sable mouillé, et elle est maintes fois caressée par le flux et le reflux de la mer.
Mes pieds s'enfoncent un peu dans la vase. Il fait frais ce matin tôt. J'ai décidé d'aller ramasser des « coques », petits coquillages ronds et joliment plissés. La cueillette est facile: gratter le sable, et dessous, les coques, par centaines. Toutes les femmes du village sont là. Je pense que c'est une de leur principale occupation. Elles sont toutes courbées, avec leur petit panier rond aux pieds. Elles grattent, creusent le sable à l'aide d'une sorte de hachoir. Pour moi, ça sera plus simple avec les doigts. Je retrouve les gestes et les sensations de mon enfance, lorsque je marchais sur l'étendue si grande du Bassin d'Arcachon!

 


J'ai ressenti les mêmes odeurs de vase, de sable chaud et mouillé, et l'odeur entêtante de l'armoise. J'ai entendu bruisser doucement dans le vent, les oyats échevelés. J'ai vu les grands chardons bleus s'étaler dans les creux de sable sec et brûlant au soleil de midi.

 

 

 J'ai entendu le bruit de l'océan, de l'autre coté de l'île, battre la chamade. Odeurs, sensations et gestes, retrouvés naturellement.J'ai ramassé des huitres sauvages dans ce paysage éphémère. Avec nos copains Régine et Gérard, nous sommes allés coté océan, ramasser des belles moules noires et luisantes de la marée. Nous les dégusterons ensuite avec des frites croustillantes.
Près de nous, des pêcheurs de coquillages tirent leur nasse accrochée sur leur dos. Ils raclent le sable avec de l'eau aux chevilles. Ils remontent leurs filets sur la plage, et dans le soleil, étincellent des centaines de télines, petits coquillages plats et lisses, de toutes les couleurs de la nacre. Les femmes les trient ensuite sur la plage. Les coquillages seront vendus aux restaurants ou sur les marchés.

 

 


J'ai aimé le petit village de Culatra. Les maisons sont dans le sable, les ruelles sont en sable. Pas de voitures, pas de bruit. Il y a tout de même 2 épiceries, quelques bistrots, une petite école et une chapelle très blanche. Les rues sont bordées d'hibiscus, de figuiers, de bougainvillées. Ça sent le thym, le curry, l'iode, les sardines grillées. Au bout de l'île, le phare de Faro, qui ressemble à un doigt.

 

 

 

 
Le ciel est bleu, émaillé de nuages blancs et joufflus. Les goélands crient à qui mieux- mieux. Les pêcheurs nettoient leurs filets. Les barques colorées se dandinent dans le petit port. Au loin, dans le violet de fin de ciel, juste là où il rejoint le sable ou l'eau, des cigognes élégantes piochent leur nourriture dans le sable. Idyllique tout ça? Oui, je crois. Et je respire avec bonheur ce coin de sable et d'eau. Terre suspendue dans l'irréel, encore sauvée du béton et d'un tourisme dévastateur!

 

 

 
Nous sommes allés dans la petite ville d'Olhon, là- bas, de l'autre coté du profond chenal. Un bateau de pêche reconverti en traversier nous y emmène. La ville est complètement du sud, blanche et assoupie sous le soleil. Le marché nous offre tous les beaux produits régionaux: figues, amandes, noix, fruits, légumes, excellents petits fromages. Sur les étals, les poissons enroulent leurs grands corps argentés.

 

 

 
Après trois semaines de ce petit paradis, nous allons pour la première fois, mouiller dans un fleuve. Escapade sur le Guadiana, avant de laisser notre bateau dans une marina, afin de regagner la France pour quelques mois.
Je vous raconterai bientôt l'eau douce, les méandres du fleuve, le bruissement des grands roseaux, et le grand coup de coeur pour cette région.


Publié à 09:05, le 9/11/2008, Portugal
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Je bétonne, tu bétonnes... à l'infini.

05:47, 6/10/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Portimao: tu bétonnes, il bétonne, vous bétonnez... à l' infini.

... Alors, vous avez vu? Vous voulez vraiment partir en vacances avec nous?
Allez, venez, il n'y a pas que ça, en Algarve. Il faut chercher un petit peu, et on trouve, je vous assure.
D'abord, entre Lagos et Portimao, il y a la lagune d'Alvor. Notre guide nautique ( année 1998) nous dit que c'est beau, pratiquement désert, qu'il y a des oiseaux. Nous y allons, et avançons doucement dans la passe. Les oiseaux ont laissé la place aux jets- skis, aux grosses vedettes, aux nombreux voiliers. Tout le monde mouille comme il peut, dans le bruit incessant des moteurs. Ca va, ça vient à toute vitesse, dans tous les sens et dans un mouchoir de poche. On fait demi- tour et entrons dans l'avant- port de Portimao, 4 miles plus loin. Avant- hier, la police maritime avait fait partir tous les bateaux au mouillage. Nous apprendrons plus tard, que c'était en accord avec la marina...

 

Le décor: devant nous, la sinistre marina de Portimao. On dirait un gateau à la crème. Derrière elle, des tours et des immeubles: villages de vacances et la grande ville de Portimao. Derrière encore, des collines. Oui, des collines qui, dans la brume, ont la douceur mauve de la soie pour nos pauvres yeux, et nos pauvres oreilles. Car nos oreilles aussi seront agressées. Par le bruit des incontournables jets- skis, des annexes allant bon train, des petits avions dans le ciel, passant et repassant en trainant des bandeaux publicitaires. Des musiques mélangées: le karaoké du restaurant à droite, la musique soupe- sirupeuse à gauche et au milieu, le boum- boum des musiques boum- boum. Je vous laisse imaginer l'ambiance charmante.
Mais résistons, gardons le moral, il y a toujours un coté positif dans TOUT; et nous l'avons trouvé. J'ai oublié de vous dire que, sur notre coté gauche, il y a des falaises ocres et dorées qui sentent bon le thym et le romarin. Le matin tôt, leur odeur délicieuse vient jusqu'à nous. Le grand phare au bout, tout au bout, nous rappelle que c'est toujours lui qui est roi.

 

 

Et puis, un peu plus loin, nous apercevons un village tout blanc, blotti autour de son église. Quoi, un village, un vrai? ici? Oh God! Quel bonheur!

 

Nous irons le visiter ce petit village. Il s'appelle Ferrugada. Les maisons sont carrées et si blanches, les ouvertures entourées de couleurs vives. Les petites rues sont étroites, sinueuses. Ca monte, ça redescend, un vrai ballet de rues. Il y a des jasmins, des hibiscus, des bougainvillées. Couleurs qui se mélangent, éclatantes sous le soleil. Mhmhmh... Comme ça fait du bien de voir des vrais maisons, des vraies rues, des vrais jardins.

 

 

Ca va mieux? D'accord, on continue. Je vous fais visiter le vieux Portimao, car il existe. Malheureusement, il est un peu délaissé, et c'est dommage. Des maisons aux murs couverts d'azulejos, des rues étroites ici aussi, pour parer au soleil et à la chaleur. Les grandes cheminées des anciennes conserveries de sardines, en briques rouges. Si hautes et si droites dans le ciel uniquement bleu, que les grandes cigognes noires et blanches aiment s'y arrêter pour faire leur nid.

 

  

Quittons le vieux Portimao, et allons dans le centre commercial de la ville. Bien réaménagé, vieux monuments « revisités », vastes places ombragées, petites rues piétonnes bordées de commerces. Le marché de la ville est tout neuf, couvert, et abonde en grand falbalas tout ce dont vous avez envie de manger. Et puis, il y a les restaurants- à- sardines. Car Portimao était la ville de la sardine autrefois. Ca sent la sardine grillée à tous les coins de rue, et pour quelques euros, on peut se régaler des poissons argent arrosés d'un pétillant vinho verde.

 

Ce matin, grosse surprise: le brouillard. Cela fait des années que nous n'avons pas vu de brouillard en mer. Lorsque nous sommes partis d'Arcachon, il y a 20 ans, nous avions eu du brouillard épais plusieurs fois, notamment au Cap Finistère, puis en Gallice, puis au Cap St Vincent, à Gibraltar, et pour finir en Méditerranée! Nous nous étions promis que lorsque nous reviendrions dans la région, ça serait forcément avec un radar! Je me souviens des angoisses en traversant les rails des cargos, sur notre précédent voilier, Maï- Taï.
Mais là, c'est au mouillage. Nous faisons marcher un peu le radar, pour la frime! Les bruits sont feutrés, l'hummidité est forte. On se croirait dans de la ouate.

 

Non, il n'y a pas que de immeubles tout de même. Nous sommes retournés nous balader vers le grand phare et vers les belles falaises ocres et rousses, tombant à pic dans une mer joliment bleue et verte. De temps en temps, des petites plages désertes, et d'autres, moins.

 

  

 

La garrigue est belle. J'ai toujours aimé les paysages secs. Nous marchons sur des chemins de terre rouge. Nous arrivons vers un ancien village abandonné. Au loin, une tour génoise. Sur la route, bonne surprise: des figuiers couverts de figues bien mûres. J'en cueillerai et ferai 2 pots de confiture et une tarte. Il y a des oliviers, des amandiers, du thym, du romarin, de la sauge, des mimosas, des acacias. Odeurs sèches et poivrées se mélangeant avec bonheur.

 

 

 

   

Nous sommes fin août, et nous allons quitter Portimao afin de nous rendre dans la grande lagune de Faro. Elle est belle. Elle est sauvage. Elle me rappelle étrangement le Bassin d'Arcachon. Crrrrrrrrr, criccriccic, blong! Le mouillage est relevé. Il est 7h ce matin. Il fait frais encore, mais très beau. Vous nous suivez? Nous serons à l'entrée de la passe bientôt. Alors, à bientôt?

 


Publié à 05:47, le 6/10/2008, Portugal
Mots clefs : sardineslagosfaroalgarvegarrigue

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Trois p'tits tours de voile, et nous voilà!

10:11, 16/09/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Trois p'tits tours de voile, et nous voilà!


Vous êtes prêts? On les largue ces amarres? On les quitte ces Açores de rêve? D'accord. Vendredi 15 août. 9 heures du matin. « Crcrcrcr.... », le mouillage remonte à bord pour quelques jours de mer. Il fait très beau. Tout est bleu, partout, dessus, dessous. C'est toujours une aventure, vous savez, de partir pour plusieurs jours, sans rien voir d'autre que la mer et le ciel. On ne sait pas comment ça va se passer, même si on a bien tout préparé. On ne sait pas sur une aussi longue période, l'humeur de la mer.

Premier quart. Première nuit. Le rythme va reprendre, cette fois- ci, à deux. Ca sera à tour de rôle, 3h de sommeil, 3h de veille, de 10h le soir, au lever du jour. La lune nous accompagnera pendant ces 7 jours, bienveillante, parfois cachée par de gros nuages. La mer sera bleue et belle, tout le temps. Le vent soufflera un agréable et régulier 15 noeuds. Nous verrons encore des oiseaux, des dauphins, des cachalots, des globicéphales et des cargos qui jouent à cache- cache dans la houle. Nous regarderons parfois la moindre vague, toutes les vagues, différentes et semblables. La brillance de la mer en plein midi. Les couleurs changeantes du soir. Je m'amuserai des nuages. Ceux qui nous ont accompagés étaient souvent ronds et jouflus, se faisant, se défaisant. Je cherchai toujours une forme nouvelle.

Au bout du premier jour, le rythme sera bien pris. Nous serons dans notre bulle- bateau, se sentant vraiment très petits et bien peu de chose. Ca sera de nouveau l'écriture, la lecture, montage de films vidéos, d'un clic, mettre en cage mes photos, cuisine, rêveries, discussions, histoire de voir comment on peut refaire le monde! On dort, parfois, des petits sommeils pour rattrapper le manque de la nuit. On pense à tous ceux que nous laissons à terre. Tout ça est à la fois très présent et flou. C'est toujours cette impression que j'ai lorsque j'entame une longue traversée. Et puis tout de même, une grande première: tous les jours je lirai à voix haute un long passage de l'histoire de France!

... Et les jours passent, tranquillement, les uns après les autres. Je me dis que cette fois, ça en est fini des îles. La prochaîne terre, c'est un grand continent, l'Europe. Que de là où je serai, je pourrai aller en Inde, en Russie à pied. Mais je vais juste au Portugal pour le moment. Enfin, j'essaie.... Et les jours défilent au gré de l'eau...Ce soir, le temps a changé, le baromètre baisse peu à peu. La nuit tombe. L'air est assez frais. La lune se lève. Rouge. Vers minuit, nous réduisons le génois et prenons 2 ris dans la grand voile. Au petit matin, nous prenons 1 ris dans l'artimon. Dans la matinée, nous affalons carrément la grand- voile. Dans l'après- midi, nous ne portons plus qu'un bout de foc, l'artimon est lui aussi affalé. Nous marchons encore à 7 noeuds. Les vagues sont hautes, entre 5 et 6 mètres. Certaines déferlent. Le pilote aérien fait parfaitement son travail. Nous, nous sommes bien à l'intèrieur, mettant parfois le nez dehors pour voir si tout va bien. Certaines vagues nous recouvrent complètement. Le vent reste à 35/40noeuds soutenus. Nous sommes au tarvers.

Les miles défilent sur le GPS. Nous surveillons les cargos parfois en sortant dans le cockpit, parfois avec le radar. Plus on approche du Cap StVincent, pointe extême sud- ouest du Portugal, plus les cargos sont nombreux. Il fait nuit, nous voyons bien leurs feux de route. Le vent siffle, vibre dans le gréement. Nous mettons nos grosses vestes de quart, les bonnets et les bottes. On a froid avec ce vent fou. Nous restons maintenant tous les deux dehors, car on approche du cap. On l'aperçoit dans la nuit. Le phare, ah! le phare du Cap St Vincent. Un vrai phare qui porte à 25 miles au large. Nous passons devant. On se croirait sur un escalier roulant. La côte, dans la nuit, défile à toute vitesse. La mer est de moins en moins forte. Arrivent ensuite les feux à éclats rouges du phare de la Pointe Sagrès. Le vent redouble d'énergie. Un voilier nous croise, au près.... Et nous voici arrivés, mouillés dans la baie de Sagrès. Entourée de falaises de chaque coté, une plage au fond. Il est minuit. Nous ne sentons plus le vent. La mer est plate. Nous avançons doucement dans la nuit. Bon mouillage calme. Traversée menée à bon port. Cette impréssion est toujours un grand plaisir. On mange un morceau de pain avec du fromage. A 1h, on s'écroule dans notre couchette.

Quelques heures plus tard, après un bon petit dêjeuner, nous rangeons le bateau, faisons sécher les vêtements de mer. Nous découvrons la baie de Sagrès et ses belles falaises. Le temps est beau, mais un vent frais souffle encore.

Le lendemain, nous renvoyons les voiles et partons jusqu'à Portimao. Le vent souffle un bon 25 noeuds jusqu'à Baleira. Puis ça tombe petit à petit, il commence à faire bon, on peut éplucher les couches de nos vêtements! La côte défile sous nos yeux. De belles falaises, parfois désertes, juste un phare. Et parfois, souvent, trop souvent, couverte d'immeubles de vacances!

Nous arrivons en début d'après- midi dans la baie de Portimao. Et là, pour nous, c'est un choc. Mais ça sera pour la prochaine fois. Et c'est une autre histoire... A très bientôt.


Publié à 10:11, le 16/09/2008, Portugal
Mots clefs : atlantiquevoiliermer

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Des vaches et des taureaux, des fumerolles et la fête

15:45, 9/09/2008 .. 3 commentaires .. Lien
Histoire n°2: des vaches et des taureaux, des fumerolles et la fête!

Nous quittons la marina de Angra et partons pour Praia da Victoria, où l'on peut mouiller, enfin, dans une grande baie fermée par des brises- lames. Au fond, se trouve la marina. Nous passons devant Las Islas das Cabras, deux rochers, complètement aplatis sur le dessus. Les vages claquent bien sur la roche lisse et nue. Les flancs sont troués par de belles grottes. Nous doublons le phare au nord- est de l'île. La côte est rocheuse, avec, en bas des rochers, des pêcheurs, et pour leur permettre de descendre, des cordes sont pendues un peu partout!

 

Dans l'après- midi, nous arrivons dans la grande baie de Praia. Nous mouillons notre ancre. Ce n'est pas très joli sur les cotés, car ce sont les endroits réservés au commerce, mais devant nous, la petite marina, les plages et la jolie ville de Praia, serrée autour de ses clochers. Cette marina détient la palme d'or de l'accueil. Même si on reste au mouillage, les employés sont très accueillants et serviables.

 

La petite ville de Praia, si elle est moins « classe » qu'Angra do Heroismo, est largement aussi agréable. Praia a un petit coté « années 6O ». L'ambiance me fait retourner pas mal d'années en arrière! lorsque nous allions en vacances en famille dans la ville d'Hendaye, au Pays Basque. Petites rues pavées, des arbres, des massifs de fleurs, des jolies maisons, un minuscule marché avec « mon » marchand de fruits et légumes tellement sympathique. Ici, tout est en miniature. C'est comme dans les livres d'école que nous avions autrefois pour apprendre à lire: « l'avion vole dans le ciel- le bateau navigue sur l'eau- les vaches broutent dans les prés ». Ici, vous avez tout ça d'un seul coup d'oeil!

 

Nous montons au sommet de la colline qui surplombe la baie, et revenons par les petites routes. Le paysage est totalement différent de ce que nous avons vu jusque là. Des petits champs de maïs partout, jusqu'au bord des falaises au dessus de la mer. Des paturages, et des vaches, et des taureaux qui ruminent! Des chevaux, aussi et des petits ânes gris. Le paysage prend des couleurs sépia, terre de Sienne. Quelques hortensias éclairent les murets de pierres et les vieilles maisons, souvent en ruine. Les figuiers étalent leurs branches, mais les fruits sont malheureusement encore verts, sinon... Ca sent la paille sèche, l'iode, les fruits. J'aime cette campagne de bord de mer. Encore un livre: je pense au « Petit arpent du bon dieu » d'E. Cadwell!

 

Un matin, nous prenons un bus qui va au village de Biscoitos, tout au nord de l'île, là où il y a les seules vignes de l'île, seulement quelques hectares. Nous passons un peu dans la montagne. Vue de plus haut, la côte nord est belle et sauvage, sous un ciel d'un bleu intense. Sur les toits, les cheminées ont une drôle de forme. Les murets en pierre de lave entourent toujours les maisons, dont les portes et fenêtres sont ceinds de basalte gris. Les murs sont d'un blanc cru. Dans les jardins, les bananiers cotoient les figuiers, les hibiscus, les roses trémières, les pétunias bigarrés qui sentent si bon. Des vaches, toujours, encore et partout. Des bidons de lait attendent devant la coopérative.

 

Biscoitos est un petit village tranquille. La poste fait office de bureau du tourisme. La seule employée est très souriante. Nous visitons le minuscule musée du vin, avec sa collection de cépages. Nous dégustons et achetons le vin rare au goût fumé, cultivé dans la lave des volcans.

 

A midi, quoi de mieux que de descendre au bord de la mer, et de manger en plein vent, des sardines grillées avec un bon vin blanc frais, de Biscoitos, bien sûr.
Pour digérer nos sardines, nous partons marcher dans la lande, sur un sentier côtier. Les vignes sont bien sur cloturées de murs de pierre. Le vent souffle, mais il fait un temps magnifique et l'air est doux. La mer claque durement contre les dentelles de pierres en contrebas. Elle étincelle sous le soleil. Le sol est une étendue de lande rousse et ocre. Ca sent bon. De temps en temps, on croise des tamaris torturés et des figuiers croulants sous les fruits encore verts.

 

Un autre jour, nous louons une voiture, afin d'aller nous balader dans l'île. Nous traversons de belles forêts d'eucalyptus, de cèdres majestueux. Les hortensias sont moins nombreux qu'à Faial, et leurs fleurs commencent à fâner. La belle montagne est sauvage. Les bruyères blanches ou violettes recouvrent le sol. Ca sent à plein nez le thym et le romarin. Silence, silence...

 

Des bruits de sabots sur la route; des « aïe, tchak, rochi », en Portugais, s'il vous plait, et voici madame la gardienne des vaches avec son grand troupeau. Quelques routes plus loin, encore un troupeau. Des vaches dodues, noires et blanches de face et de dos.

 

Nous arrivons aux « Furnas d'Enxofre », imprononçable si vous avez déjà entendu la langue portugaise! Nous arrivons au pays de la terre qui fume. Des fumerolles partout, dans les roches couleur du souffre. On approche la main, et ça devient très chaud. Autour, il y a de belles fleurs rose- fushia, des lauriers endémiques aux Açores, des grandes fougères aborescentes.

 

Nous descendons dêjeuner dans le charmant village de Sao Mateus, au bord de la mer, sur le port, dans un délicieux restaurant de poissons et de coquillages bien frais. Sur le port, un pêcheur prépare et vend des appats. Les pêcheurs débarquent le poisson du jour, les touristes se baladent.

 

Nous montons ensuite par des petites routes tortueuses, où il n'y a jamais personne, jusqu'à 1200 mètres. Et la belle caldéra de Santa Barbara s'étale devant nous. La végétation est celle de la montagne: sapins, encore des cèdres. Des napes de brouillard rendent le paysage encore plus mystèrieux. Le sol est spongieux sous nos chaussures.

 

En redescendant, nous voyons au fin fond d'une route de campagne qui mène nulle part, des voitures, des gens, des camions, quelques marchands de saucisses et de fromages, de bières. Ca discute ferme autour des torils, avec en haut des collines, de magnifiques bestioles noires: les fameux taureaux! Nous arrivons en pleine vente des taureaux pour les fameuses « touradas » très populaires. A part nous, point de touristes. Mais on nous explique comment ça se passe. Bien sûr, nous suivons tout le monde, puisque se prépare en fin d'après- midi, dans le petit village de Fournhiras,
une tourada.

 

Recette de « la Tourada a la corda »
Allez dans un champ de taureaux. Vous en prenez quelques uns. C'est facile...

Une fois dans le « toril », vous en choisissez 4. Ca ira pour une tourada. Prenez de préférence les plus gros et les plus grognons.

Vous prenez un village, la foule vous y attend,

Vous choisissez 4 types costauds et jeunes, et une très longue corde,

Vous y attachez un des taureaux que vous avez choisi,

Vous prenez 2 autres types de préférence vifs, en forme et jeunes,qui vont agacer votre taureau à l'aide de parapluies ouverts ou de la vraie « muleta »,

Vous prenez plein de gens courageux,


Parmi, il y en aura toujours des méfiants...

Et tout ça fera une belle fête populaire.

 

Après cette excellente journée, nous rentrons à Praia, car les grandes fêtes de la ville vont commencer. Elles durent une semaine et c'est fantastique. Nous déambulerons entre les stands de spécialités culinaires portugaises. Nous écouterons du fado, des fanfares, du jazz, du rock( concert sympa improvisé sur la plage), du flamenco, de la musique cubaine. Nous verrons défiler sur des chars, l'histoire du Portugal en sons et images humains. Plusieurs touradas, bien sûr, dont une sur la plage. Nous verrons des groupes folkloriques de différents pays. Les bateaux de pêche feront une procession le dimanche. Les vendeurs de barbes-à-papa filent le sucre à toute vitesse. Ca sent le maïs sucré chaud. La foule est dans les rues, sur les places. Tout le monde est joyeux et décontracté. J'ai remarqué qu'il n'y avait aucun service d'ordre! Le tout, couronné à la fin par un magnifique feu d'artifice musical.

 

Nous allons bientôt quitter la petite île de Terceira et la bonne ville de Praia. Nous avons adoré cet endroit, l'extrême gentillesse des habitants, leur savoir- vivre, leur douceur de vivre. Nous n'oublierons jamais ces morceaux de terre en plein atlantique. Belles Açores, merci, et en vous quittant, il y a sûrement un peu de « saudade » à bord...

Nous partons rejoindre le continent portugais, tout au sud. Un semaine de mer et nous y serons. Je vous y donne rendez- vous...

Réponse au commentaire anoyme et sans adresse!

Je vous conseille d' aller à Terceira pour y laiser votre bateau. Il y a 1 an, ce n'était vraiment pas cher, aucun problème de sécurité ou autre. Les gens sont particulièrement acceuillants et TRES gentils.

Marina Praia de Vittoria sur l'lle de Terceira:

Prix pour un bateau de 14,50M: 6,50 euros par jour

Un mois: 185,25 euros

A terre: pour la même taille

65 euros  par mois élec et eau comprises. 


Publié à 15:45, le 9/09/2008, Açores
Mots clefs : taureauelephant vertvoilierVolcan

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l'Elephant au pays de la terre qui fume.

06:56, 7/08/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Histoire n° 1: En quittant Faial vers Terceira ou...

L'Eléphant au pays de la terre qui fume...

Et des vaches, bien sûr!

Il est 8h30. Nous avons quitté ce matin tôt la marina de Horta. La couleur du ciel teintait le paysage en rose. Le vent souffle du nord. Nous passons devant la belle île de Pico, belle sous tous les angles. La mer est calme, et nous marchons tranquillement. Nous voyons la silhouette de l'île de Graciosa, très loin.

Nous longeons maintenant l'île de Sao Jorge. Le temps est magnifique. Peu ou pas de voiliers à l'horizon. On approche doucement du mouillage où nous voulons passer quelques jours. Enfin un mouillage. Nous tirons des bords. Mais nous ne nous arrêterons pas à Vila da Velha, car en fait de mouillage il y a maintenant une minuscule marina dans le minuscule mouillage! Nous continuons donc notre route, avec l'intention de nous arrêter à Calheta. Mais le vent a tourné, comme souvent dans l'archipel, et le mouillage en question n'est plus du tout abrîté. Il est tard maintenant et nous décidons de continuer notre route toute la nuit jusqu'à l'île suivante: Terceira.

Le temps se couvre, le vent commence à forcer. Nous sommes entre Pico et Sao Jorge. La pointe nord- ouest de celle- ci, avec son grand cap, est couverte de brume, de nuages, de pluie. Le vent est dans tous les sens, puis s'arrête complètement, puis repart dans un autre sens, de plus en plus fort. La mer devient agitée, nous ne sommes plus abrîtés par Pico. La nuit tombe, et j'ai froid! Le coucher de soleil est somptueux.

Les phares commencent à s 'allumer. Et l'instant devient magique.

La nuit se passe, de quarts de veille en quarts de sommeil. Nous sommes sous pilote.

Le matin se lève, moche, gris et venté. Nous tirons des bords avec le vent en plein dans le nez. Les cartes météo nous montrent qu'un « front froid » nous passe dessus, à cause d'une dépression qui passe plus au nord. Nous sommes tout proche de Terceira, dont les sommets sont recouverts de nuages sales. Le vent continue de changer de direction et de force, à la méditerranéenne!

Enfin, en début d'après- midi, nous voici mouillés sur l'île de Terceira, près de la ville de Angra do Héroismo. Enfin un mouillage calme, même si il faut s'approcher très près de la terre. La baie est immense pour nous tout seuls. Il y a bien longtemps que nous ne nous sommes pas retrouvés seuls dans un mouillage! Pratiquement inconnu dans les îles antillaises!

Le soir, des pêcheurs viendront poser des filets, puis imméditement les retirent. Ils pêchent à deux bateaux, mais nous n'avons pas bien compris la technique. Nous savons seulement que les barques avec les filets et les grandes perches sur les cotés sont très élégantes. Le soleil du soir dore les collines environnantes. Tout est paisible. Nous resterons le lendemain toute la journée, avec la visite obligée! de la Police Maritime, des douanes et de l'immigration. Tous sont très courtois et tout à fait sympathiques. Ca nous change des douaniers de St Martin!

Les puffins cendrés tournent autour du Monte do Brasil, en poussant des cris brefs et stridents, qui encore, me glacent le sang!

Et ce matin, nous largons les amarres pour passer deux jours dans la Marina de Angra, afin de visiter cette magnifique ville, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, et elle le mérite. Nous longeons l'impressionnante falaise du Monte do Brasil, et rentrons dans la petite marina.

Pour tout vous dire, nous sommes amarrés juste à coté d'un membre de la famille royale des Pays- Bas. Et oui, c'est comme ça! Au bureau de la marina, l'accueil est sympathique, comme toujours. Et tout de suite, nous partons dans la belle ville d'Angra.

Le jardin public est tout en terrasses. Mélange de plantes, d'arbres, tropicaux et européens. Des fontaines ont de drôles de sculptures. Un monsieur nettoie les allées avec son balai en branches de buis. Tout de suite, je pense au film « Dialogue avec mon jardinier ». La visite de ces îles m'auront souvent inspiré un livre ou un film!

Les églises sont nombreuses et toujours aussi imposantes. La ville a une une unité architecturale assez extraordinaire, et colorée. Les rues ici aussi, sont pavées. Le palais Bettencourt abrite maintenant la bibliothèque municipale. Quelle bibliothèque! Surtout la salle de consultation des manuscrits, qui sent le vieux papier et l'encre, mélangé à l'odeur de cire des belles boiseries en bois de cèdre. Sur chaque table de lecture, est posée une lampe en opaline verte et cuivre. La rue piétonne est très annimée: boutiques, cafés avec leurs terrasses, restaurants. Nous déambulons jusqu'à trouver un endroit où déguster les fameux « bolos de natta », gateaux à la crème d'amandes: un délice!

L'après- midi, nous sommes repartis visiter une fabrique de dentelles et broderies, et voir le musée des volcans et de spéléologie. La visite est fort intéressante: le volcan dans tous ses états! Puis balade au sommet du Monte do Brasil, en passant par le vieux fort militaire, deux heures de marche en plus. Inutile de vous dire que le soir, nous étions épuisés!

Comme dans chaque ville au village, nous allons au marché. Légumes, fruits, viandes, poissons, un vrai marché, et toujours la grande gentillesse de tous. l'après- midi, nous continuons notre marche à travers la ville. La mairie se visite. A l'intèrieur, c'est un peu le musée de la ville. Nous pourrons voir des cartes marines de 1508 et 1548 montrant l'évolution du « savoir ».

 

Je vous retrouve bientôt, en mer, en longeant les côtes, pour aller jusqu'à Praia Da Vitoria. Je vous raconterai les volcans, les vaches et d'autres histoires...


Publié à 06:56, le 7/08/2008, Açores
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L'Eléphant au pays des hortensias.

09:19, 23/07/2008 .. 0 commentaires .. Lien

Ile de Faial, ou l'Eléphant au pays des hortensias.

 

 

«  Alors, comment ça s'est passé pour vous? »

«  Pas de vent, le bateau posé... »

« Oh nous, pareil! »

« Ca fait la 15e traversée que je fais sur les Açores, et depuis quelques années, pas de vent, sauf... l'an dernier »

« De toutes façons on ne peut rien prévoir, en arrivant sur Florès, nous avions un bon 3O noeuds »

«  C'est fou, ça. Nous ici, 10 noeuds à tout casser ».

Et voilà. Ce sont les discussions que l'on peut entendre, lorsqu'on débarque tout frais sur les quais de la marina de Horta, sur l'île de Faial. Notre traversée- à- nous, elle a duré 28 jours, et oui. Pas ou peu de vent. Pas assez de gasoil pour accélérer les choses, alors on se débrouille. Avec le courant, avec les voiles, avec le spi, avec ses nerfs et son moral. Enfin, nous sommes tous là, sur les quais colorés de la marina. Du soleil, des vagues, le silence, la solitude, les grains, les baleines. Tout ça dans nos têtes, en un gros bouquet de souvenirs.

 

  

  

La marina a l'habitude de recevoir les transatlantiques: les douanes, l'immigration, la capitainerie, tout ça est vite fait. Les douches sont vastes, propres et chaudes. L'accueil est souriant, on nous donne une serviette et un savon. Les machines à laver tournent. On s'installe, et on va boire une bière.

Mais où? Mais chez Peter, bien sûr. C'est là que je vous ai donné rendez- vous, pour vous raconter. Chez Peter, c'est le « Café Sport », à Horta, sur la rue pavée qui longe la marina. Le mythique « Café Sport », où tant de navigateurs connus ou non, sont venus se réchauffer, se rafraichir, parler, écouter. On m'avait dit, j'avais lu, que les propriétaires, père, fils puis petit- fils, étaient des modèles de gentilesse. Et bien tout ça a disparu, parce que il y a un monde fou. Le succés a brouillé les cartes du jeu. Et on se retrouve tout bête et déçu, à une table en feuilletant les livres d'or, et en se disant: « C'était drôlement chouette du temps de Tabarly, Moitessier et d'autres, inconnus ». Mais bon, « Café Sport », c'est maintenant un logo, un site internet, une boutique, un musée.

 

  

Horta est une ville charmante. Je l'imagine dans un temps lointain, où les avions ne venaient pas encore. Je l'imagine en hiver. Le vent balaie les rues faites de pavés gris et noirs. Les vieux baleiniers rentrent dans le café aux murs lambrissés de bois rouges. Il pleut, bien sûr! Je l'imagine à la « Moby Dick »!

 

Mais je l'ai vu sous le soleil, en été, quand les avions viennent. Bien que ça ne soit pas un haut lieu touristique. Les rues sont toujours pavées, étroites et souvent les murs sont garnis d'azuléjos. Ou ils sont simplement blanchis. L'architecture est intéressante. Les maisons sont sérrées les unes contre les autres. Les fenêtres sont à guillotines, et les volets à persiennes vertes, toujours. Il y a de belles place avec des palmiers- dattiers, des cèdres, des tamaris. Des grosses églises dominent la ville. L'extèrieur est très austère, mais l'intèrieur est baroque, riche et doré à souhait! Des couvents, des petits jardins entourés de murs où poussent des bananiers. Aucune insécurité, les gens d'une gentillesse extraordinaire. La nourriture est excellente: fruits, légumes, fromages et des vins locaux tout- à- fait agréables. Le petit marché de la ville offre un choix de produits du pays qui font tout de suite envie, comme la délicieuse « Doce de Figo », de Maria Augusta Rodriges Matos Nunes! De lîle de Pico, j'oubliai!

 

 

  

Près de Horta, nous avons fait la belle balade qui monte en haut du Monte da Guia. Nous srplombont la mer aux bordures de couleur turquoise, digne des mers tropicales. Les oiseaux chantent à tue- tête, les petites fleurs des champs sentent bon. Nous revenons par la plage de Porto Pim. On y accède par un chemin adorabe et désuet bordé de tamaris.

 

Jean- Luc, notre équipier et frère, a repris l'avion. Nous, nous restons quelques jours afin de visiter encore des musées, voir des chef- d'oeuvres de « scrimshaw » qui n'est autre que de la gravure sur dents de cachalots ou sur os de baleines. Nous découvrons les sculptures en âme de branches de figuiers! C'est un peu kitch pour mon goût, mais tout de même extraordinaire! Nous déambulons dans les rues, les quartiers, et découvrons un tas d 'endroits adorables. La petite ville garde une unité architecturale parfaite.

 

  

Elle est complètement tournée vers la mer. Tout au long de l'année, s'y déroule des régates de bateaux traditionnels, de voiliers, de courses à l'aviron.

 

Le port de pêche est très actif, avec ses bateaux- jouets chargés de poissons. Plus loin, les traversiers arrivent des autres 8 îles soeurs.

 

  
Et Pico, l'île la plus proche, regarde tout ça, majestueuse, du haut de son sommet de 2500 mètre.

 

Nous louons une voiture et partons nous balader sur l'île. Une journée suffit à en faire le tour. L'île est propre, coquette. Les vaches sont dodues et paisibles. Les vieux moulins en bois et pierres ne tournent plus, mais sont toujours là.

 

Les forêts de cèdres sombres sentent bon. Ce sont vraiment des arbres des contes de Grimm! Il y a aussi beaucoup de beaux platanes et plein de figiuiers.

 

Les routes sont étroites, bordées de roses sauvages, d'iris, de lys, de llataniers. Mais surtout, SURTOUT etPARTOUT: LES HORTENSIAS. Par centaines, par milliers. Ils sont au bord des routes, en rangs serrés, épais et hauts de 2mètres! Ils recouvrent les colines, cachent les vaches, entourent les près, les maisons. Ils sont tous bleus, du bleu le plus parme, au bleu le plus violet. Parfois, il n'y a qu'eux et le vert des lointaines forêts de cèdres, et ça fait un paysage hallucinant, bleu.

 

Et puis il y a les volcans. Nous sommes montés au sommet de la magnifique et profonde Caldéra du centre de l'île. 3heures de marche pour arriver au- dessus du grand cratère. Magnifique. Puis nous avons continué sur le plateau, au bout du bout de la terre, pour voir quoi: la mer et les vaches grasses et imperturbables! Un bon petit vent frisquet nous fait marcher très vite.

 

Nous redescendons par une petite piste en lacets. Il y a peu de voitures sur l'île, et on peut ciculer tranquillement. Après un bon pique- nique en compagnie de nos copines les vaches, nous repartons cette fois- ci sur la cote nord. Brrrrr!!!! Quand on vient d'un pays où les plages sont faites de poussières de corail si blanc, hourlées de cocotiers et où la mer est turquoise, et où il fait chaud, évidemment, là, ça nous change! La plage est noire. Les falaises sont grises foncées. Les petites maisons sont faites de pierres de lave noire. La végétation, c'est uniquement de l'urze, bruyère endémique des Açores, et d 'une sorte d'arbousier. Pas de vaches, les gens sont où? Seule une vieille dame toute habillée de noir, nous regarde passer. Une autre sur la plage, ramasse des algues. Plus loin, dans un jardins sèchent les grands sacs où sont stockés ces algues. C'est austère et un peu triste.

 

 

  

  

Nous allons jusqu'au fameux volcan dos Capélhinos, dont un morceau a montré le bout de son nez en ...1958! Tout est cendre encore. On marche, et de grands nuages de poussière s'envolent. Tout est gris. Le vieux phare a eu plus que chaud puisqu'il a été recouvert de cendres.. Les oiseaux de mer tournent autour des caps. Les cris puissants et brefs des puffins cendrés glacent le sang! Ils sont loin les hortensias bleus et les près verts, de l'autre coté de l'île. Mais c'est beau, sauvage et minéral.

 

Aujourd'hui, nous quittons Faial, et sa jolie ville de Horta. Nous envoyons les voiles pour aller vers d'autres îles comme Sao Jorge et Terceira. Mais c'est une autre histoire. Une histoire pour une autre fois. A bientôt, à très bientôt.

 

 

  

  


Publié à 09:19, le 23/07/2008, Açores
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A Petits pas d'Eléphant...

04:09, 9/07/2008 .. 1 commentaires .. Lien

Les pleins de gasoil et d´eau sont faits. Nous partons traverser l´Atlantique: prochain arrêt, les Açores.

... et cette ballade de Jacques Higelin qui me trotte dans la tête:

« dididi,lala,di,la,lalala doux tout doucement, je me balance, tout abandonné aux caprices des vents... »

Et moi, je viens vous dire, les bras chargés de couchers et de levers de soleil de couleurs excentriques, d'étoiles, de nuages, de mer, de formes phosphorescentes insaisissables...

Et la ballade continue dans ma tête:

« mmmm, lalala, doux tout doucement, voici l'aube qui pointe... Doux tout doucement, le soleil fait un signe. Il viendra bientôt réchauffer les flots... »

Oh! Le ciel devient incandescent, sous les nuages encore pleins de la nuit...

« la la dilalaladi... Doux tout doucement je me balance, tout abandonné aux caprices des flots, les yeux grands ouverts, je sombre dans l'enfance...lalali...mmmm »

 

 

Et je me dis que la mer respire. Rondeur de la grande houle, dos rond du chat.

C'est pendant un de mes quarts, juste au petit matin où tout va reprendre son éveil, où la mer va devenir l'absolu, un tout, et nous avec notre bateau, petits et fragiles!

 

 

Ca sera les quarts de nuit, le sommeil bercé par l'eau qui s'enfuit le long de la coque. Ca sera les réveils- café, les réveils- chocolat, les réveils- cargos, les réveils- matins. Et souvent nous verrons nos petits compagnons- oiseaux, des pufins, restés près de nous à faire des glissades et des plongeons dans les vagues.

 

 

Ca sera affaler les voiles, réduire les voiles, régler les voiles.

Il y aura le temps de faire la cuisine, faire la vaisselle.

De temps en temps, notre passager clandestin viendra nous rendre visite. On l'appelle Gudule. C'est une toute petite araignée ronde et dodue.

Et puis viendra le temps de lire, d'écrire, de bricoler.

Viendra ensuite le temps de regarder la mer. De rêver aussi. De penser aux gens que l'on aime.

Nous jouerons même aux dominos américains. la fin du jeu sera baclée, pour cause de gite sèrieuse!

 

Nous verrons beaucoup de cargos lors de cette traversée. Un grand moment, lorsqu'on voit pointer derrière nous, un bout de mat. Et oui, un voilier!!! Nous sommes à plus de 1000MN de toutes terres! Et pourtant, « Bicho do Vento » viendra nous saluer, après nous avoir accompagnés la nuit précédente. Marin solitaire, Brésilien, nous nous retrouverons dans plusieurs jours à Faïal, afn d'échanger les photos!

 

 

Il y aura de grands calmes, trop souvent! et aussi des moments « de grâce », où le bateau marche tranquillement, sur une mer magnifique.

Il y aura des ciels gris et noirs. Des ciels rose, parmes, des ciels arc-en ciel. Il y aura la lune.

 

 

Il y aura des jours où je me poserai la question à savoir si j'ai acheté assez à manger, si nous aurons assez d'eau, à cause de tous les grands calmes que nous traversons. Mais heureusement, il y aura de beaux poissons pêchés pendant le voyage.

 

 

Il y aura les fameux matins où elles viendront assez près du bateau. Elles, les baleines. Enormes, puissantes et magiques. Leur souffle ici, puis là, s'élevant au- dessus de l'océan. Leur grand corps souverain et magnifique, fluide tout de même dans l'élément liquide.

 

Il y aura le temps de tracer notre route sur la grande carte marine. Je ne pourrai pas m' empêcher de penser: « A quel moment de la journée ou de la nuit va-t-on arriver aux Açores? Lequel d'entre nous verra le premier la terre, après tant de jours de mer.

 

Et bien c'est moi, après 28 jours de mer, qui aie vu la terre la première. Le dimanche 6 juillet, à 1h. du matin, alors que je prenais mon quart, j'ai vu la terre. Enfin, tout au fond de la nuit, un halo. J'ai pris mes jumelles, et j'ai vu des lumières. La nuit était noire, il faisait froid, et le bateau avançait bien. Nous étions à 30MN. Et au petit matin, voilà ce que nous avons vu. Emotion, après un mois de mer.

On se retrouve dans quelques jours? Je vous donne rendez- vous à HORTA, sur l'île de Faial, chez Peter, le bistro mythique des Açores. A très bientôt autour d'un café!

 

Langage ésotérique du marin, à méditer:

Pour prendre un ris dans la grand- voile:

Peser la balancine, choquer légèrement l'écoute. Libérer la drisse pour pouvoir amener le point d'amure sur le croc du vit de mulet. Reprendre et étarquer la bosse de ris. Mollir la balancine, border l'écoute. Frapper une bosse d'empointure. Puis rabanter la voile avec les garcettes.

Après tout, c'est facile quand on vous demande d'enlever un peu de toile!!!

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Publié à 04:09, le 9/07/2008, Açores
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Vers St martin

05:53, 3/06/2008 .. 1 commentaires .. Lien

Quand l' Eléphant devient une gazelle...

 

Nous quittons Ste Lucie après 15 jours de travail sur le carénage. Le soleil commence à chauffer, le vent à bien souffler. L'Eléphant reprend avec sérénité la route des vagues. Avec son jeu de voiles neuf et une carène propre, comme on dit, « ça filoche ». Il y a une bonne vingtaine de noeuds de vent.

Sous le vent de la Martinique, la mer devient complètement plate. Nous sommes travers- grand largue, et c'est le bonheur. En passant devant St Pierre, la montagne Pelée nous fait l'honneur de se découvrir complètement. Moment rare où l'on peut voir le sommet du volcan. La ville est blottie tout en bas, le long de la plage de sable noir.

 

Mon coeur se serre. Mes yeux pleurent. Sûrement le vent... J'en ai marre de passer devant la Martinique!

 

 

La lumière fait des clins d'oeil à la montagne. C'est beau, c'est beau cette île...

Mais elle a décidé de nous souffler fort dans le dos, pour que l'on parte vite, sans regrets. Et je vous assure que ça souffle FORT. La force du vent reste entre 30 et 40 noeuds. La mer se creuse. Nous entâmons le canal de la Dominique, justement. Les vagues atteignent vite les 2m50 et plus.

Nous voyons dans les creux, un coup une tache rouge, un coup une tache blanche. Ce sont des yoles de pêche!

Il y a une légère brume de sable, mais on voit bientôt apparaître la montagneuse Dominique. Puis, vite le canal des Saintes. Les îles continuent de surgir: Les Saintes, la Guadeloupe. La nuit vient. Nous longeons l'île illuminée. Le vent se calme, mais nous avançons bien. Le petit matin voit apparaître Monserrat et son volcan qui fume. Odeurs de souffre. Puis, ce sont Névis, St Kitts.

 

Vers 22heures, à 10milles de St Martin, nous sommes dans le cockpit, et tout à coup, je vois un flash rouge, très lumineux. En même temps, sur la radio VHF, une voix de femme parle un anglais métissé de hollandais et de créole. On ne comprend rien! On éclaire, rien autour de nous. Nous sommes toujours à la voile, à 7 noeuds. Et tout d'un coup, arrive derrière nous, à toute vitesse, un énorme zodiac. Il se met contre notre coque, et cinq « gros balaises » embarquent à notre bord en hurlant: « Cap'tain, Cap'tain, STOP!!! PAPIERS!!! PASSEPORTS!!! Ils sont armés jusqu'aux dents, rangers aux pieds et matraque à la main. Tout ça pour nous demander nos papiers! Ils restent une demie- heure à bord, et repartent dans la nuit...

Nous arrivons sans encombre au mouillage de Marigot à minuit. On s'écroule dans notre couchette.

Le lendemain, notre équipier Jean- Luc, arrive comme prévu à 14h30 à l'aéroport.

 

 

Ensuite, pendant toute la semaine précédent le départ, nous allons ranger les conserves,

 

 

poser le radar, le nouveau GPS,

 

 


bricoler sur les bômes,

 

 

imprimer notices, cartes et guides,

 

 

mettre en place la nouvelle dernière voile: le solent,

 

 

... et bien sûr, rêver sur le grand routier de l'Atlantique.

 

 


Je vous retrouve maintenant dans 3 ou 4 semaines. Le temps d'arriver aux Açores. Et je vous raconterai ma mer- à- moi. A bientôt.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié à 05:53, le 3/06/2008, Martinique
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L'Elephant tout beau, tout neuf

12:22, 25/05/2008 .. 1 commentaires .. Lien

L'Elephant, tout beau-tout neuf!

 

Nous quittons la Martinique par un matin de brume de sable. Salut ma belle. Tu disparais vite, et c'est tant mieux... Tristesse.

Nous avons fini notre travail, nous avons passé les dernières soirées avec nos bons amis de l'île. Nadia et Jean- Jacques nous ont offert un vieux rhum de 14 ans, presque de l'année où nous sommes arrivés ici. Marie- Jo a sculpté l'Eléphant dans un beau morceau de mahogani. Merci les amis.

Janette et Jean Ya, du bateau « Alkinoos » sont devant nous, mais on ne peut les voir tant la brume est épaisse.

Nous arrivons à Sainte Lucie, l'île au sud de la Martinique, après 4 heures de voile, au près, navigation superbe.

Le rendez- vous sur le chantier de carénage est pris depuis longtemps, et nous allons refaire une beauté à notre cher Eléphant, afin qu'il nous accompagne loin et longtemps. Jean Ya et Fred se présentent dans la darse. Le vent souffle frais et par le travers, mais les ouvriers du chantier sont là pour les accueillir. Je les suis en annexe.

 

 

Et le travail va commencer, sous une allure soutenue, dès 7heures le matin, jusqu'au soir 18h, quand la nuit tombe! Et ça sera notre festival à nous: ponçage, peinture, réfection de différentes choses. Et le soir arrive, et nous voit épuisés!



 

 

Mais le temps est parfait, puisqu'il fait très beau. Nos amis viennent nous voir tous les jours, et souvent nous dînons ensemble. Même le coq presque gaulois nous regarde! Et je sais de quoi je parle...


Encore un départ, et celui- ci sera le dernier. Alkinoos nous quitte... Nous nous reverrons en France, puisqu'ils passent les mois d'été dans leur maison de l'île de Ré. Salut les amis... J'en ai marre de quitter les gens que j'aime!

 

 

Notre Eléphant est tout beau et tout propre maintenant. La dernière voile, le solent, est enfin arrivé hier. Un skipper d'une boite de location de Martinique est venu nous l'apporter. Deux mois que nous l'avions commandé!! A Saint martin, nous allons récupérer radar et GPS, là aussi, après maintes péripéties...


 

 

Mais avant de quitter Sainte Lucie, nous faisons un bel approvisionnement de fruits et légumes sur le marché de Castries. Nous revenons chargés de pamplemousses sucrés, de mangues rondes et parfumées, de tranches de poissons bien frais et de plein d'autres choses délicieuses.

 

 

Je vous donne rendez- vous dans quelques jours à Saint- Martin. C'est là que nous récupérons notre équipier, Jean- Luc, le frère de Fred. Et c'est de là que nous partirons pour la traversée vers les Açores, pour trois bonnes semaines en pleine mer. Alors, à tout bientôt?

 

 

 

 

 

 


Publié à 12:22, le 25/05/2008, Martinique Passage
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